Ma dernière traduction: Un Dimanche au cachot de Patrick Chamoiseau


Ma traduction d'Un dimanche au cachot de Patrick Chamoiseau a enfin vu le jour! ma version italienne de ce roman a été récemment publiée par les éditions Il Maestrale de Nuoro. Je suis particulièrement liée à cette maison d'édition avec laquelle j'ai débuté comme traductrice littéraire, et cette publication est d'autant plus importante pour moi, que ce roman est une suite idéale de L'esclave vieil homme et le molosse, un autre roman de Patrick Chamoiseau que j'ai traduit et que Il Maestrale a également publié.

Voici le résumé de l'oeuvre fourni par la maison d'édition Gallimard, qui a publié l'oeuvre originale:


Un dimanche de pluie, une petite fille se réfugie sous une voûte de pierre, dans le jardin du foyer qui l'a recueillie. Terrassée par une souffrance indépassable, elle reste prostrée dans l'ombre et ne veut plus en sortir. On sollicite alors Patrick Chamoiseau, écrivain, Marqueur de Paroles, et surtout éducateur en matière de justice. Mais tandis qu'il vient au secours de l'enfant, il devine ce qu'elle ignore : cette voûte de pierre n'est autre que le plus effrayant des vestiges. C'est un cachot dont les parois balisent une ténébreuse mémoire, qui dérive loin dans les impensables de l'Histoire, dans l'intransmissible de l'esclavage, ce crime sans châtiment.

Désemparé, l'éducateur lui raconte d'abord ce qui lui vient à l'esprit (sous les auspices de Faulkner, Saint-John Perse et Glissant). S'ensuit une histoire de chair et de sang, une tremblante évocation qui se déplace dans le réel et l'imaginaire, dans le présent et les temps anciens de l'Habitation où vivait L'Oubliée, l'esclave rebelle... Car c'est l'œuvre du Marqueur de Paroles de capter les signes et les traces, les langues et les cultures, de considérer les présences qui nous habitent, ce qui s'est abîmé ou s'est effacé, et qui pourtant nous fonde et nous initie...

Qui sait ce que le cachot le plus effrayant peut refléter, ou libérer, de l'éclat du monde ?